Sak mitaine

Parfois, comme c’est le cas pour cette création totalement dédiée à l’hiver à venir, c’est en construisant le prototype, qu’on découvre petit à petit une nouvelle finalité à l’idée de base. Assez grisant de laisser l’imagination évoluer dans la matière !!

En l’occurrence, c’est en voulant créer un sac en maille de laine tout simple, qu’il en est advenu… un « sak mitaine ». J’explique.

Sur chaque côté du sac, l’on peut glisser ses menottes entre le sac et sa couverture en grosse laine, histoire d’avoir chaud. Ca ressemble un peu au manchon de l’époque (sans le côté opulent), mais avec l’idée du sac incorporé – plus pratique.

Mon « sak mitaine » était de sortie pour la première fois le wk-end dernier et je dois dire que j’ai été surprise des réactions (euphoriques) qu’il a provoqué sur le-tout-à-fait-charmant panel féminin. Le concept de base « Dans ma commode » fonctionne bien… il est possible d’échanger sur les idées créatives de chacun et chacune et sérieusement c’est le bonheur complet !

Chaque modèle est pensé pour être unique. Mais je trouve intéressant de constituer des mailles en fil double, sur la base d’un lainage anthracite (laines d’alpaga, chameau et laine vierge), puis on rajoute soit une laine brune, marine ou une autre couleur sombre avec filament brillant. Ca fonctionne aussi bien avec une seule couleur.

Format « petit sac » (20/20 cm) compact ou format « sac pochette » (23/30 cm) – dont la pochette intérieure peut aussi être enlevée de son enveloppe de laine pour avoir une autre fonction, réalisée ici en récupérant les jambes d’un vieux jeans, côté verso du jeans.

L’hiver sera chaud chaud…

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L’été jaune

Parfois une couleur s’empare de moi, m’obsède un moment jusqu’à m’en lasser. Peut-être correspond-t-elle à un état d’esprit ou à l’état émotionnel du moment ?

Soit, cet été pour moi fut « jaune ». Même si on peut l’associer avec des couleurs neutres, le jaune reste une couleur difficile à porter, pourtant singulière et chaleureuse. Seules les personnes réellement ouvertes et légères se sentent bien avec. Je ne possède que deux pièces achetées dans cette teinte : un petit haut en coton avec des paillettes sur l’encolure (je ne le mets que quand je suis bronzée… donc pas souvent !) et un pull en laine jaune safran, que j’hésite presque à mettre sur mon prochain stand du vide grenier de la Riponne.

D’un rouleau de dentelle plastifiée trouvé dans une brocante (pour lequel j’avais entretenu beaucoup de projets), j’ai enfin pu concrétiser un porte-monnaie, dont on me dit souvent des compliments. Il ne convient pas aux collections de pièces, cartes de visite, papiers, photos et « cheni de porte-monnaie » de ce genre. Le volume et la place sont limités.

Et puis j’ai confectionné ma première robe (catégorie « toutes mes robes ») d’été avec un tissu voile à motif de blé, entièrement doublée en jersey de coton blanc. Alliant le confortable et la fraîcheur.

C’est tellement jouissif de pouvoir créer les vêtements et accessoires que l’on désire. Même si on est toujours limité par les outils et moyens que l’on possède. C’est un défi personnel perpétuel. Il n’y a que le plaisir de créer qui, lui, est toujours au rendez-vous et donne la persévérance de continuer.

Cet été fut doux, comme le vent qui s’invite dans les champs pour faire vibrer ses épis, comme les astéroïdes de pollen qui volettent dans le soleil, comme l’eau du lac en plein mois d’août… comme la couleur jaune !

Comme des guerriers dans la ville

Après une année à vadrouiller dans les pampas autour de la Terre, quelques semaines de réadaptation ont été nécessaires afin de se sentir bien dans la city et réhabiliter ce qu’il faut de sédentarité pour réélire ses racines « home sweet home ». Ma nouvelle vie ensuite a très vite passé à métro, boulot, dodo.

Oui mais, je n’en démords pas, le meilleur endroit pour observer les gens et s’en inspirer, c’est le métro, peu importe où il roule. En son sein, il transporte l’échantillon suprême de sa société.

A Lausanne, il transporte beaucoup d’étudiants, mais aussi tous les travailleurs dynamiques ou pas, tout frais et pomponnés ou pas dès le petit matin. Comme des guerriers pour affronter la ville…

Marrant d’observer ce qui leur sert de contenant pour tout leur matos. Il semblerait que celui-ci reflète assez bien la personne qui le porte.

Je me suis mise à imaginer mon sac… Celui qui me définirait le mieux. Alors j’ai pris mon jeans noir tout troué qui ma servi de seul pantalon acceptable durant une année, j’ai coupé les jambes, la ceinture, les poches et les ai assemblé avec un simili bleu nuit, agrémenté d’une fleur de lotus, pour rester zen et humble dans la city. Et l’air de dire… non je ne vais pas oublier d’où je viens.

White or black ?

En sortant d’un entretien pour un job il y a quelques semaines, je me suis laissée glisser dans la ville… Lausanne était encore vêtue de blanc, tellement grandiose.

Dans l’angle d’une ruelle pavée, je me suis faite happée par la vitrine d’une bijouterie, pour tomber nez à nez avec non pas, une rivière de diamants… mais un nuage de diamants. Totale exaltation !

nuage

C’est une beauté pure, aussi pure que tous les scintillements de lumière contenus dans ce joli nuage (la photo n’est pas digne de lui). Il s’agit d’un collier en or blanc. Le plus : l’idée d’un concept recto pavé de diamants blancs pour les jours heureux et un verso de diamants noirs pour les jours moins glorieux… tellement dans l’air du temps.

Et plus besoin de répondre raisonnablement « oui » à la légendaire question terrienne « ça va »? Check le nuage.

La créatrice que j’ai rencontrée www.valentyn.ch, ne m’en voudra pas si je traîne ma bobine de temps à autre devant sa vitrine, rue Marterey.

bague nuage

Mais il me fallait un nuage de substitution… et j’ai opté pour la création rapide d’une bague en feutrine, constellée de petites perles. Ca donne. Moins glamour, mais assez charmant. Check.